lundi 31 janvier 2011

Pirates et écureuils

à Gennygen

Mon premier fantasme c'était elle :

j'avais 7/8 ans, et je rêvais que je tuais tout les méchants sur mon chemin qui m'empêchaient de lui retirer la flèche en or qui lui transperçait le coeur et la faisait très lentement mourir. Je crois que c'est important de retirer les flèches en or empoisonnées des coeurs de jeunes princesses aux cheveux violets.
Aujourd'hui, je me rends compte que je n'aime pas trop tuer les gens, mêmes les plus méchants, alors je préfère me voir comme un marin sans mer et sans bateau. Je n'aime pas trop l'eau. Mais je combats les pirates qui pillent les trésors, qui les cachent, font une carte et la perde. Dans le fond, un pirate c'est un peu comme un écureuil, çà s'est jamais trop où son butin se trouve. En même temps, qui pourrait prétendre le savoir. Et qui aime vraiment les écureuils?

jeudi 27 janvier 2011

Johnny Guitar

http://www.tcm.com/mediaroom/index.jsp?cid=235292

494
00:41:56,658 --> 00:41:58,455
Dis-moi quelque chose de gentil.

495
00:41:58,818 --> 00:42:01,378
Bien sur.
Que veux-tu entendre ?

496
00:42:02,778 --> 00:42:04,052
Mens-moi.

497
00:42:05,018 --> 00:42:06,736
Dis-moi que tu m'as attendu.

498
00:42:07,098 --> 00:42:08,133
Dis-moi.

499
00:42:09,538 --> 00:42:11,654
Je t'ai attendu.

500
00:42:12,018 --> 00:42:14,327
Tu serais morte
si je n'ètais pas revenu.

501
00:42:15,618 --> 00:42:18,212
Je serais morte
si tu n'ètais pas revenu.

502
00:42:18,618 --> 00:42:21,178
Dis-moi que tu m'aimes encore
comme je t'aime.

503
00:42:23,138 --> 00:42:25,572
Je t'aime encore
comme tu m'aimes.

jeudi 20 janvier 2011

Mon père

J'ai un père, mais je ne le connais pas. Je sais que c'est un homme admirable et admiré, c'est un chasseur, ce n'est pas une insulte. Il tue des petits animaux, parfois des plus gros, il les mange. Il en fait des ragouts avec ses amis. C'est pas super bon, quoi que bien arrosé, çà passe. Suffit d'ouvrir grand la bouche, de ne pas trop respirer, de penser à une salade niçoise ou à un bon jambon beurre parisien... J'arrive à l'avaler, mais je n'ai jamais su faire le contraire. Tu sais, sortir des choses de ma bouche et les lui adresser. C'est bien plus facile de digérer que de cuisiner, s'asseoir, se saisir d'une fourchette et de tout dévorer... puis s'endormir pour digérer. Si j'ai bien une spécialité, c'est celle-là. La sieste.
Mon grand-père aussi faisait la sieste, et il était très gros. Mais gros que du ventre. Parfois, il m'amenait à la pêche, il était pas très doué, c'était plutôt mes cousins et moi qui l'amenions pêcher. Il était selon toute vraisemblance dépêché par ma grand-mère pour nous surveiller, si nous venions à noyer nos bottes dans la boue remplie de fumier de la mare en aval de l'étable. Tu sais, çà donnait pas du super poisson. C'est sur qu'il aurait joué son rôle de bouée à la perfection. Quand il est mort, je n'ai rien ressenti.
Au cimetière, j'ai vu mon père pleuré. J'ai croisé son regard. Je me suis demandé ce qu'il pouvait bien penser de moi. Se demandait-il si je serais autant atteint par la mort de mon père que lui l'était?
çà m'a perturbé, un instant.... à la suite de quoi je suis allé me coucher.